Facebook
X

Vous utilisez un navigateur non pris en charge. Veuillez le mettre à niveau afin de pouvoir consulter le site pharmaprix.ca.

Pré-éclampsie

Ce que vous devriez savoir au sujet de la prééclampsie

Les chercheurs ne connaissent pas les causes exactes de cette affection de la grossesse appelé la prééclampsie, mais reconnaissent certains des facteurs de risque. Voici les facteurs de risque à surveiller et les mesures à prendre si on vous pose ce diagnostic.

Qu’est-ce que la prééclampsie?
La prééclampsie est aussi appelée toxémie gravidique ou hypertension artérielle liée à la grossesse (HTA). Elle se caractérise par une hypertension artérielle supérieure ou équivalente à 140/90 mm Hg et la présence de protéines dans les urines. Des signes de prééclampsie peuvent apparaître en tout temps après 20 semaines de grossesse ou dans les tout premiers jours suivant le postpartum, et ils disparaissent habituellement d’eux-mêmes dans les premiers jours suivant l’accouchement. Généralement, la prééclampsie se manifeste à terme ou quasi à terme (après 37 semaines de grossesse), même si dans environ 10 p. cent des cas, elle survient avant la 34e semaine de grossesse.

Traitement
La plupart des femmes souffrant de prééclampsie légère ne présentent généralement pas de symptômes étant donné qu’elles ont habituellement une pression artérielle légèrement plus élevée que de coutume et des traces un peu plus importantes de protéines dans les urines. Comme ces changements ne sont habituellement pas visibles, il est important de planifier des visites prénatales fréquentes au cours de la deuxième moitié de la grossesse pour vérifier la pression artérielle et mesurer le taux de protéines dans l’urine pour pouvoir détecter les symptômes suffisamment tôt et prévenir toute complication grave.

Si votre médecin détermine que vous souffrez de prééclampsie, le traitement dépendra de votre semaine de grossesse et de la gravité de votre état. (Le seul traitement contre la prééclampsie est l’accouchement et l’expulsion du placenta.) Lorsque la maladie se développe avant terme et qu’elle est légère, le suivi de la mère et du bébé afin de permettre à ce dernier de se développer davantage demeure une option. Selon la gravité de la maladie, le suivi pourrait consister en un alitement à la maison accompagné de visites fréquentes chez le médecin. Vous pourriez aussi devoir prendre des médicaments contre l’hypertension afin d’abaisser votre pression artérielle et réduire le risque de thrombose.

Un alitement partiel, allongée sur le côté gauche, réduira la pression artérielle dans les principaux vaisseaux sanguins et pourrait aussi améliorer la circulation sanguine vers l’utérus et d’autres organes. Certaines sages-femmes préconisent également des bains tièdes, à intervalles réguliers, dans une baignoire profonde (avec de l’eau jusqu’aux épaules) ou une piscine, qui, selon diverses études auraient pour effet d’activer la circulation et de dilater les vaisseaux sanguins, ce qui fait chuter la pression. Entre-temps, on mesurera attentivement votre pression artérielle et on analysera fréquemment votre urine pour déceler toute détérioration rapide de votre santé. Ainsi, votre professionnel de la santé pourra mieux soupeser les risques associés à la poursuite de votre grossesse en fonction des effets sur la santé de votre bébé causés par une naissance prématurée. L’objectif est de gagner suffisamment de temps pour que les poumons et autres organes de votre bébé arrivent à maturité avant de provoquer l’accouchement.

Quand une prééclampsie grave se développe avant terme, l’accouchement est souvent nécessaire pour prévenir les risques de complications pour la mère et le bébé. Si la pression artérielle et le taux de protéines dans l’urine ne cessent d’augmenter, ou si d’autres symptômes se manifestent, une admission à l’hôpital pourrait s’avérer nécessaire pour surveiller de près la mère et le bébé.

Certes, le stress supplémentaire associé à cette série de tests et d’analyses peut nuire au moral des parents qui attendent un enfant, mais il importe de se rappeler que ces mesures de précaution sont souvent les seules à prendre. Dans la plupart des cas, les femmes souffrant de prééclampsie accouchent à terme ou proche du terme.

Signes de danger
Consultez immédiatement un médecin si vous remarquez l’un des symptômes suivants :

  • maux de têtes graves ou persistants; 
  • enflure s’aggravant de manière persistante (notamment des mains et du visage); 
  • évacuation réduite de l’urine; 
  • douleur dans la partie droite supérieure de l’abdomen, sous les côtes; 
  • essoufflement; 
  • prise pondérale soudaine (en quelques jours); 
  • agitation et confusion; 
  • changements de la vision, comme une vision double, une vision de taches, de lumières clignotantes ou de lignes déformées ou une perte de vision; 
  • sensibilité accrue à la lumière.

Facteurs de risque
Les médecins ne peuvent pas prédire qui sera atteint de prééclampsie, mais les facteurs suivants sont associés à des risques élevés :

  • antécédents personnels ou familiaux (sœur ou mère) de prééclampsie; 
  • première grossesse ou grossesse ultérieure avec un nouveau partenaire; 
  • maternité avant l’âge de 20 ans ou au-delà de 35 ou 40 ans; 
  • gestation multiple, par ex. de jumeaux ou de triplets; 
  • femmes développant du diabète gestationnel; 
  • certaines affections maternelles, comme l’hypertension chronique, le diabète, une affection rénale, le lupus, le diabète et l’obésité.